Le professeur réfléchissait ce matin à l’amitié et se demandait pourquoi certains amis sont proches de loin et d’autres sont loin de proche. Je m’explique.
Je remarque que plusieurs de mes relations avec des gens, quand on voit souvent la personne, qu’on se parle de tout et de rien, qu’on se raconte un peu note vie, qu’on se voit plusieurs fois par semaine et ce genre de chose, sur une longue période ça use. Un peu comme si l’amitié c’était un vase qu’on verse tranquillement. Donc si on se voit une fois de temps en temps, alors le vase dure beaucoup plus longtemps. Au final, peut-être qu’on sera allés autant en profondeur dans toutes les relations, mais de manière moins rapide. Ou bien est-ce un ensemble d’autres facteurs? Probablement, ce serait trop simple sinon!
Qu’est-ce qu’un ami. Un ami c’est plusieurs des choses suivantes de manière inclusive et/ou exclusive. C’est une personne qui à des intérêts communs aux nôtres, une personne pour laquelle on a de l’affection, une personne qui nous fait rire, une personne avec qui on a passé une partie de sa vie de telle sorte que nos vies sont liées à un certain niveau l’une à l’autre, une personne qui nous écoute, qui nous respecte, avec laquelle on passe du bon temps. Il y a aussi plusieurs niveaux d’amitié et ils sont variables dans le temps étant donné que nous évoluons et ils évoluent aussi.
Plus sommairement je dirais que c’est quelqu’un dont on apprécie la compagnie et que l’on respecte à un moment donné dans notre vie.
La cause d’une baisse d’amitié serait donc due à un changement dans un de ces paramètres, ce qui ferait en sorte que l’on apprécie moins ou que l’on respecte moins cette personne. Soit par un changement d’idéologie, un changement d’intérêt, un éloignement, un manque d’entretien, etc.
Cette baisse est très apte à causer une déception d’un côté comme de l’autre liée à une frustration venant de l’incompréhension de la chose. L’un se demande pourquoi l’autre ne répond plus à ses appels et tandis que l’autre se demande pourquoi il réagit comme cela face au premier. Ultimement, la frustration ou le laisser-aller prend le dessus et l’amitié vient de mourir de sa belle mort.
Face à ce constat, un bon remède pour éviter la phase de déception/frustration serait d’établir une saine communication entre les deux et ne pas avoir peur de se dire ce que l’on pense avant qu’il soit trop tard. Donc, voir venir les coups, entretenir la relation de manière préventive de manière à ce qu’on se respecte l’un et l’autre et qu’on gère les attentes. Ce sont les attentes au fond qui causent cette déception et qui nous font se questionner sur ce qu’on aurait pu faire ou ne pas faire à l’autre pour qu’il réagisse comme ça face à nous. Les attentes d’une réciprocité face à nos actions. Ces attentes qu’exprime notre dépendance à l’affection ou aux actions de l’autre personne et qui finissent par emprisonner l’autre, ce qui finit par le repousser finalement.
Le professeur croit donc qu’une amitié saine est basée sur le respect et la stoïcité face aux réactions de l’autre. On peut avoir certains désirs, mais de là à les transformer en attentes, il y a un pas à ne pas franchir. C’est à nous comme personne à fixer nos limites tôt dans le processus de manière à ce que la relation puisse perdurer d’une manière saine et en ayant un minimum de conflit. Ce sera alors une relation saine et épanouissante pour chacun des partis étant donné qu’ils n’auront pas à faire face à une insécurité tout au long de celle-ci.
Sur ce, bonne amitié à chacun dans le respect!
Le professeur