La vie et les choix !

Après quelques mois sans donner signe de vie, le professeur revient avec un petit besoin de partager, de mettre sous écrit ses réflections, ses pensées présentes.

Le besoin de s’exprimer vient du fait que je me suis tais depuis un bon bout de temps. Parfois, la contrainte de temps empêche ou restreint l’écriture. D’autres fois, ce sont les distractions ou tout simplement le vide, le manque de choses à dire, qui commandent cet état. Ce soir, c’est la réflection qui pousse ces mots.

Le professeur, après c’être extirpé de son milieu pour entreprendre des études universitaires, a, heureusement, terminé ces études et trouvé un emploi. À travers son aventure estudiantine, il a côtoyé des gens, appris des choses sur le monde et sur la vie, travaillé à plusieurs endroits etc. Le professeur, a effectué un bon ensemble de tâches dans différents milieux.

Ce sont ces différents milieux qui retiennent son attention. Étant donné qu’il réfléchit à entreprendre d’autres études à peine quelques mois après avoir terminé les autres, il se demande ce qui motive ses actions dans son fort intérieur. Est-ce réellement le désir d’avancer et d’aider l’humanité ? Ou est-ce la peur de la routine, la peur de devoir s’améliorer dans son occupation courante, la peur de ne pas être à la hauteur ? Et, troisièmement, est-ce que c’est grave. “Does it matter” comme ils disent.

L’absolu étant un concept bien relatif, il est fort possible que ça ne “matter” pas dutout. En effet, si une personne est heureuse dans ce qu’elle fait, alors pourquoi est-ce qu’elle ne le ferait pas. Puis, si elle se rends compte que ses attentes étaient vaines, pourquoi ne pourrait-elle pas changer d’idée ? Justement.

C’est bien là la preuve qu’on reste habité par nos démons intérieurs toute notre vie et qu’on doit se battre contre eux. La peur du rejet, de l’échec. La peur de ce que les autres vont dire, de ce qu’ils vont penser. La peur de ne pas être à la hauteur, d’être incapable. Toutes ces peurs qu’on tente d’expliquer, d’exorciser, de considérer, toutes elles nous paralysent. Voilà. La peur nous paralyse. Bien sur, le confort aussi. Le confort est donc la démonstration évidente de la peur et de l’abdication. Le confort dans sa manifestation absolue et non seulement dans sa dimension physique ou des biens.

La vulnérabilité est ce qui nous rends vivant. Le seul choix possible est donc d’aller de l’avant et de battre cette peur en acceptant la vulnérabilité et en refusant le confort. Par principe et par vision à long terme. L’épanouissement passe bien sûr par la découverte de soi et en surmontant des difficultés.

Il est donc sain de poursuivre des défis et des rèves et de ne pas se fier à la norme pour se limiter. Le succès ne se mesurant pas en espèces sonnantes et trébuchantes mais bien dans l’estime que l’on a de nous même selon notre capacité à avoir du recul et à se connaître. Cette satisfaction ne sera donc pas la même pour tous mais sera bien sur une mesure relative à chacun.

Le professeur choisi donc la vie d’épanouissement malgré les difficultés et les sacrifices. Pas comme un martyr mais en embrassant chacune des étapes pour en tirer le mieux à chaque fois. Pas pour être au dessus des autres, mais pour être au dessus de soi.

Le professeur

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